Les 15 dernières nouvelles

Un mois de Wayback - par thobias le 31/03/2018 @ 18:53

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Le mois de mars est passé, une bonne période pour s'amuser. Tous les types de neige ont été rencontrés, poudre, grosse soupe, glace, croûte, damée, trafolle ... 8000 m positifs, et mon regard sur les performances du Wayback s'est affiné. Pour mon type de pratique, j'apprécie. Léger lors de l'ascension, il pivote sans problème à chaque conversion. La longueur 181 est idéale. Il faut simplement bien estimer avant le virage pour ne pas voir la spatule se prendre dans la neige. Mais ceci tient juste du bon sens. La largeur 88 au patin est un standard désormais. Au dessus, je trouve que les genoux travaillent trop. En dessous, les skis perdent en portance. Le Wayback par ses dimensions reste précis et réactif sur fond dur. Il coupe et répond à votre demande. La spatule vibre, le fait de son rocker assez haut. Mais cette spatule sera très efficace en bonne poudre. Pente à 40°, il vous tient en surface, le talon suit, et on se laisse porter. Passé un mois sur le Wayback, j'ai pris mes aises. Le Slight de Scott était plus physique. Les bons gabarits, les alpins trouveront leur compte. Le Wayback leur apparaîtra peut-être trop léger. Car forcément, il n'a pas l'allure d'un bulldozer. En neige croûtée, il ne joue pas les brises glaces, il se laisse prendre, à vous laisser un genou. Je les ai emmené partout, sur des terrains typés rando nordique, en piste, sur le snowpark, en montagne. Au fond, mes premières impressions étaient les bonnes. Pour moi, c'est un bon compagnon, mais dont il faudra juste prendre soin.

 
 

 

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K2 Wayback, de quoi séduire - par thobias le 06/03/2018 @ 18:58

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Il y a bien longtemps que je n'avais pas skié un K2. Pour tout dire, je n'étais plus trop séduit par la marque. La précédente version du Wayback n'avait rien d'originale. Je retrouvais les mêmes travers qu'avec le Mountbaker Superlight, des planches qui ne tourne pas. Cette version 2018 présente au contraire bien des avantages. Le noyau Ecore, mélange de balsa et fibre de lin, rend l'ensemble très léger pour un ski de 88. J'ai mesuré 1750g par ski avec la Meidjo 2.1 pour la version en 181. C'est 50g de moins que le Movement Logic X réputé dans sa catégorie, mais monté en Freedom, et 250g inférieur au Scott Slight testé précédemment pour une taille de 175 que je trouvais trop lourd. Et j'ai apprécié ce poids dès la première sortie, une rando typée nordique car terrain de moyenne montagne avec des ruisseaux, des bois. J'ai tout de même gravi 1000m, le tout dans un bonheur non dissimulé. Les premiers virages en revanche m'ont rappelé que toute légèreté se paie. La surface de la neige était assez dure, la spatule n'accrochait pas. Je devais tenir mes skis alors que je n'avais qu'à suivre les Slight. Et puis passé les premiers enchaînements j'ai trouvé mon point d'équilibre. Un peu plus tard, j'ai tracé dans une épaisseur de neige fraîche bien plus importante. Le rocker assez prononcé agit de suite, et fait ressortir la spatule. La portance est suffisante. Puis passage dans des chemins étroits, le Wayback est réactif. J'ai facilement effacé mes souvenirs des versions précédentes sans caractère. Je l'ai emmené ensuite pour une journée piste, avec à minima trente de fraîche. Je me suis balancé d'abord dans une zone avec de vieilles traces, un peu regelées. Une petite faute, mon genou a subi. Alors ma réflexion, attention, skis légers, ils n'écrasent pas tout. Puis tout droit dans des pentes vierges, cette fois-ci, aucun souci . Le Rocker est vraiment efficace. La spatule vibre un peu sur zone béton, mais pas de quoi être handicapant. En résumé, pour un ski de cette légèreté, il garde d'excellente qualité. Mais il ne faut pas le prendre trop court. 181 était un bon choix, car le Rocker limite l'adhérence en grand courbe. L'appui talon rigide apporte sécurité. Le rayon de 17 permet de bien s'amuser.

 
 

 

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Dernière sortie avec les Scott Slight avant changement de matériel. Je n'ai pas été déçu et pour une fois, j'ai pu mesurer leurs performances sur tous types de neige, et ce dans la même journée. Ce fut une grosse sortie rando, où nous avons traversé toutes les expositions. De la neige froide poudreuse, mais aussi légèrement croûtée, des pentes toutes justes décaillées, de la soupe printanière, du grésille, des grosses traces regelées. Le Slight n'a peur de rien. Il tourne facile, il s'impose, la spatule déjauge toute seule. L'appui talon est suffisamment rigide pour vous remettre debout en cas de fausse route. C'est un régal. Le bémol, c'est son poids, ce dont j'ai déjà évoqué. Mais le Slight n'est pas approprié pour monter. Justement, j'avais en dessous les peaux Glidelite Mohair mix de Black Diamond. Pas grand chose à redire. Un bon grippe, pas trop de botte, et pourtant, les conditions étaient propices. Du froid, du chaud, du vent, elles ont collé, même après un rempotage. Les deux points négatifs seraient leur poids, associées à des skis lourds comme le Slight, elles ne favorisent pas l'enchaînement des montées. Tout comme leur glisse, sur des zones plus planes où il faut pousser le ski, le pas est usant. En fixation, la Meidjo 2.1 apparaît beaucoup plus fiable. La cale de montée claque, un bruit rassurant. J'ai un tout petit peu botté. J'ai retiré à la main l'amas qui ne s'est pas reformé. Je n'ai pas rencontré de bourrage qui complique le verrouillage en position descente. Pour terminer sur l'info matériel, le sac Scott est très agréable. Le système de portage facile d'utilisation lorsque l'on a compris son fonctionnement. Il lui manque cependant des lanières extérieures qui augmenteraient son litrage. Mais également des petites poches intérieures pour mettre à l'abri son téléphone portable, ses vivres de courses. Son plus gros défaut tient dans un petit détail, la poche à eau. Impossible de savoir où la mettre autre qu'en vrac. Pas un petit scratch pour la maintenir debout. Résultat, elle est en boule, à l'envers, en contact avec les crampons si vous en avez emmené, tout cela fait un peu brouillon.

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Soiree Initation et Test matos - par Yo le 09/02/2018 @ 11:40

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A l'occasion de l'évèmement Festi'Glisse organisé au Grand Bornand le 22 Février 2018 à partir de 18H (Plus d'infos : ici) venez tester gratuitement du matos NTN : Tout le parc des fixations Meidjo sera présent ainsi que les chaussures NTN avec insert (toutes les pointures du 23 au 30). Pièce d'identité obligatoire pour les essais.Des initiations télémark seront prévue.

Rendez vous à la remontée mécanique des Gettiers au Grand Bornand, Chinaillon.Se munir de son forfait de ski : forfait du jour, forfait semaine ou forfait festi'glisse vendu sur place (8€ tarif unique)

 

 
 






 

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22 Design pour les enfants - par thobias le 04/02/2018 @ 19:40

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Petit test ce dimache, j'ai profité du parc « petite taille » de telemarkshop pour équiper les enfants l'espace d'une journée. Les skis étaient montés avec deux fixations différentes, les Meidjo et les 22 design. Point positif pour la Meidjo, le chaussage a été réalisé facilement. Quand des débutants découvrent le low tech, plusieurs essais sont souvent nécessaires. La palme du jour revient à la 22 Design car j'ai dû enlever et remettre souvent le ski. Le système se révèle très pratique. Pour un enfant de neuf ans, il n'a besoin de personne si on lui explique le fonctionnement. En revanche, l'ensemble est lourd. Et pour plier la chaussure, il manque un peu de force. Mais la tenue alpine est impeccable. Résultat, il peut quand même skier. La Meidjo est plus légère, plus souple. Cette semaine j'ai pu me rendre compte de sa tenue car je skiais la Freedom dans une neige dense, et après quelques virages, j'ai vérifié si j'avais bien tout verrouillé. Je n'étais pas à l'aise. La Meidjo permet de faire plus corps avec la planche. La Freedom est moins précise sur tous les appuis latéraux. En chaussures, Scarpa avec commentaire des deux testeurs « oooh elles sont jolies ». Dans les faits, l'un n'a jamais trouvé le bon serrage, et a dû supporter les fourmis dans les pieds. L'autre en a pris son parti.

 

 
 






 

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Meidjo 2.1 plus précise - par thobias le 16/01/2018 @ 20:59

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Depuis le début de la saison, je n'avais pas encore utilisé la Meidjo 2.1. Je skiais donc sur l'historique Freedom de Rottefella. Il faut reconnaître sa fiabilité. Celle dont je dispose a sept ans. Les problèmes rencontrés n'ont été qu'un arrachement. L'épaisseur des semelles vibram trop importantes des chaussures Scarpa et Crispi en était la cause. Un insert dans le ski a permis de sauver l'ensemble. Mais rien à signaler sur le mécanisme. Il y a ensuite son utilisation. Chaussage rapide certes, quand tout marche. Le débattement à la montée qui n'est pas assez généreux, le phénomène de bottage récurant. Et puis cette année, deux fois je suis resté coincé au sommet un bon quart d'heure dans la tempête, car je ne parvenais pas à repasser en mode descente, la fixation ayant gelée. Dans l'ensemble, je me trouvais satisfait, en me disant simplement de penser à mettre un couteau dans le sac pour me sortir de ces situations. Et puis j'ai rechaussé la Meidjo, nouvelle version. La cale de montée a souvent été mon point de « grogne ». Je n'ai pas encore assez de recule pour en parler. Elle est toujours trop haute à mon goût, mais ce n'est qu'un avis personnel. Tant qu'elle tient, je suis content. Le ressort claque, c'est déjà ça. J'ai été surpris par la facilité de chaussage. Le low-tech s'enclenche immédiatement. Pas eu besoin de m'y prendre à plusieurs fois. Il faut avouer que c'est très agréable. Le low-tech justement permet de monter sans cale plus longtemps, sans doute le déroulé du pied, la chaussure est plus libre. Elle offre une torsion latérale et favorise l'accroche dans les dévers. J'ai fait deux fois la même rando, en Freedom et en Meidjo, et j'ai quasiment pu tout monter sans cale avec la deuxième. Pour ce qui est du telemark, car c'est un peu le sujet qui nous concerne il faut reconnaître sa tenue. Le ski colle au pied, on sent plus que l'on fait corps avec sa planche. La pliure de la chaussure est plus étendue, plus progressive, avec un effet ressort, dynamique. Et dans des situations délicates, le retour en style alpin est plus agréable. Alors la Freedom d'accord, mais elle est vieillissante. La Meidjo autorise un telemark plus agressif, et plus précis.

  
 
 






 

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Scott Slight 93, un beau potentiel - par thobias le 08/01/2018 @ 17:40

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Comme cela se produit chaque hiver depuis maintenant huit ans je découvre une paire de ski. Nous retournons sur la marque Scott avec le Slight 93. Nous changeons de registre par rapport à l'an passé et le Zéro G de chez Blizzard. Le Slight 93 a une orientation Free Rando (136-93-124), une taille large, mais il se comporte très bien sur piste. Je suis allé sur le site de la marque pour apprendre que sa composition est révolutionnaire « fibres de carbone unidirectionnelles et triaxiales, son noyau en bois composite ultra-léger et ses fibres d’aramide dans une construction en sandwich ». Ce que cela donne sous les pieds ? Des planches assez rigides, mais très réactives, très agréables qui collent au bitume, sur tous types de virage. Le premier essai a été réalisé sur piste, neige béton voir « injectée ». Difficile de telemarker car la largeur n'aide pas à planter les carres. Mais en style alpin ce fut assez simple de trouver ses appuis. La taille relativement courte (175cm) ne pose pas de problème, le rocker étant léger, la surface de contact est suffisante. Je les ai emmenés ensuite en rando, et là, ce ne fut pas la même chanson, à la montée. Il pèse 1540 le ski à nu, mais si l'on rajoute la fixe, la chaussure, des peaux larges, inutile de penser battre des records. J'ai donc opté pour le rythme de croisière. La taille (175cm) en devient idéale, car facile à tourner dans les conversions, réactif dans les bois, les chemins. Mais une nouvelle fois, la neige ne se prêtait pas au telemark. La pluie de ces derniers jours a transformé jusqu'à 2200m le mentaux en une immense ravine, des badoles à répétition. Descente alors en style alpin, commencé sur de la glace, puis un passage dans de la grosse soupe et sale digne d'un mois d'avril, pour finir sur un chemin aux multiples traces regelées, du bonheur. Pour résumer, dans la pente glacée, ça tient, ça tourne court. Dans la mélasse, ça flotte. En virages sautés, ça pivote. Sur les traces regelées, il faut les tenir. Je dirai que ce sont des skis à fort potentiel, mais de bonnes cuisses pour les emmener en rando. A suivre sur une neige plus hivernale

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Voici la question que je me suis posé la semaine dernière, le splitboardeur est-il moins feignant que le telemarkeur. Lors d'une nouvelle rando, j'en ai croisé sept sur la même montagne. Curieusement, cela m'a apporté une petite émotion. Je les ai trouvés sympathiques, avec leurs gros « pieds ». Pas toujours simple certainement d'évoluer dans les dévers. Mais au moins ils n'ont plus à porter leur planche et à marcher avec des raquettes. Je pense que l'on peut comparer cela à l'arrivée des fixes rando en telemark comme la G3 Ascent. Seulement, je n'ai pu m'empêcher de faire une comparaison, et me demander « Mais où sont les telemarkeurs ? ». Les fixations sont désormais presque toutes orientées vers la rando. La pratique en général est en énorme développement. Ce jour-là, sur une petite montagne de moyenne altitude, il y avait plus de deux cent personnes, sept splitboardeurs, et seulement deux telemarkeurs (avec moi). Le telemark est pourtant le ski originel, celui qui permettait aux chasseurs de se déplacer, de descendre et de tourner. Alors, le Telemarkeur n'est-il capable que de descendre ? J'ose espérer que non. Et pour parler d'un tout autre sujet, la compétition, les pistes damées, Telemarkshop a dessiné ses propres planches. Ce sont des TKS Pro Racing. TKS équipe deux compétiteurs en skis de Géant, fabriqué par une petite firme italienne appelée Blossom. Je ne connaissais pas cette marque. Je suis allé sur le net pour en apprendre un peu plus.

 
 



 

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C'est beau en Telemark - par thobias le 07/12/2017 @ 21:04

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Avec la dynamique du ski de randonnée, il faut avouer que les bonnes conditions ne restent guère longtemps praticables. La dernière chute de neige remonte à une semaine maintenant. La montagne a été attaquée de partout. Les domaines ont ouvert, ce qui a réduit la possibilité de grimper. Et même par temps de brouillard, les gens montent faire leur trace. Dimanche le soleil est revenu. Alors à 8h30, sac sur le dos. J'ai pu troquer un vieux sac de dix ans d'âge, contre le Scott de 20L. Il est normalement prévu avec Airbag. Là, je n'avais pas les cartouches. Lorsque je l'ai pris, je l'ai détaillé de part en part. Le nombre de poches, la praticité, comment le réglage se fait. Il y a toujours un détail qui me chiffonne, c'est la longueur des sangles. Je n'aime pas que cela traîne. Que ça bouge, que ça se balance devant mon nez. Il faut que cela soit « pure ». Dans l'ensemble, je n'ai pas grand chose à redire. Le dos, chose essentielle, est agréable. J'attends de voir en mode portage, car il est censé avoir un système rapide. Il y avait une sangle qui pendait, longue de plus d'un mètre. Je demande : « C'est quoi ça ? » « Et bien normalement tu la passes dans ta ceinture ventrale, car si tu gonfles l'Airbag, ça évite de te faire arracher ton sac ». Petit frisson désagréable, Elle souligne la violence d'une avalanche, chose que je n'ai encore jamais connu. Une fois tout en haut, je bascule dans la descente, je vise les endroits peu skiés, et ils sont rares. Sur un bord gauche une large zone est encore vierge. Un autre skieur m'accompagne et nous filons droit. Il s'arrête une fois la poudreuse traversée, je croise son regard, il sourit. L'instant était bon. Et il me dit « C'était beau en Telemark ».

 
 



 

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Un hiver qui commence mieux - par thobias le 28/11/2017 @ 16:01

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Depuis trois ans nous avons été soumis à rude épreuve. De la neige début novembre, pour une totale désillusion en décembre. Bizarrement cette année je ne me suis pas précipité, j'ai attendu quelques jours avant de me décider. Une première le 17 novembre, une seconde le 27 dans des conditions très favorables. Je me suis demandé quels skis prendre, les Zéro G ou les célèbres Movement X Logic vieux de quatre ans. J'ai laissé les Blizzard au crochet de peur de les abîmer et j'ai bien fait, car les Movement ont pris cher. Heureusement, la carre n'a pas été touchée, alors j'ai rebouché. A l'époque, je me souviens de cette phrase « Tu as le droit de les casser ». Nous voulions voir la solidité d'un ski dit « Light ». Pas réussi en une saison, ni en quatre d'ailleurs. Ils ont subi deux sérieuses opérations, mais ils tiennent encore. J'ai pu essayer les peaux sans colle Gecko. Une bonne surprise car je les ai trouvées légères, avec de la glisse, et de l’accroche. Aujourd'hui j'ai skié Torchère, monde habituellement réservé aux skieurs alpins. La station n'a pas encore damé. Autre étonnement de ma part car les années précédentes, les services se précipitaient pour tout tasser. Des heures de machine qui s'envolaient en un week-end sous l'effet du Foehn. Cette fois, ils ont laissé en l'état, faisant tourner les canons. Dimanche, le parking de Balme était plein, comme un jour d'ouverture. Mais plein de randonneurs, et aucun arrêté municipal. Je me demande si l'affluence est aussi importante dans les autres massifs. Sur les Aravis, c'est comme une prise d'assaut. Lundi, pareil, toute la journée, les randonneurs se sont succédé. Résultat, l'ensemble des deux combes, Balme et Torchère étaient labourées. Fort heureusement, il m'en restait encore un peu. Alors que j'arrivais à la voiture, ravi de ma descente, j'ai vu deux ombres passer. Casque sur la tête, visière fumée, tenues cintrées, ils m'ont fait l'impression de pilotes de chasse en formation serrée, main sur le manche, prêt à dégainer. En deux mouvements, ils avaient déchaussé, petit regard sous la semelle, reparti aussi vite qu'ils étaient arrivés. Impression bizarre. Ont-il seulement profité ?

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Meidjo V2.1 - par Yo le 27/09/2017 @ 17:13

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Toujours à l'écoute des pratiquants et voulant faire constamment évoluer sa fixation, The M Equipment annonce la Meidjo 2.1 qui arrive très bientôt dont voici les principaux changements :
- La talonnière : Le trou centrale a été bouché pour supprimer l'accumulation de neige, un nouveau ressort plus puissant et plus fiable et des "ailettes" sur le coté pour remonter la cale a l'aide du bâton.

- Plaque anti-bottage et nouveau arceau : Une plaque en forme de V inversé sera fixée sous le flextor qui permettra d'évacuer la neige sur les côtés ce qui règlera le soucis de "bottage".
Un nouveau arceau métallique qui permettra une meilleure répartition des efforts (notamment sur les skis léger) et une meilleure accroche.Double utilité : Plus besoin de dévisser la fixation pour enlever/mettre les stops skis.

- Platine rando et barrette rouge : Plus costaud et mieux pensé, ceci résout le problème du "saut" de la spring box en mode randonnée

- La Spring box : Légères modifications afin faciliter le déchaussage

Profitez de 5% de remise en pré-commandant votre fixation sur TelemarkShop ici

 
 



 

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Une dernière, sans cale - par thobias le 21/05/2017 @ 19:18

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La cale de montée aura été mon sujet phare. Et je pensais qu'il était réglé. En regardant les montagnes encore enneigées, j'avais envie d'une dernière. J'ai mis un peu de temps à me décider. Ce n'est finalement pas si simple de remettre un pantalon de ski lorsque l'on porte le bermuda depuis un mois. Ou de chausser les chaussures, lorsque l'on sait qu'il faudra marcher avec, alors que je cours, en baskets plusieurs fois par semaine. Mais il y a eu comme un appel, une force divine, qui ce dimanche, m'a poussé à aller chercher les skis dans le garage, pour monter une dernière fois. Sur cette dernière, ce n'est justement pas la première fois que je fais ce constat. Je suis donc allé sur une combe où des chemins carrossables grimpent assez haut. L'hiver, ils sont impraticables car enneigés, ou damés en piste de ski. Mais au printemps, un 4x4, même une citadine peuvent les emprunter. Et à chaque fois, ce qui me navre, c'est de constater que la plupart des randonneurs du jour ont envie de faire du sport, de se déplacer par leur propre moyen sur la neige. En revanche, marcher, porter les skis, pour aller chercher cette neige, non. Ces personnes préfèrent polluer au diesel, déranger le silence et ainsi participer à ce qui nous attendra un jour, une succession de saisons comme on vient de la vivre. Et sur le nombre de ces personnes, plusieurs étaient moniteurs de ski. Pourtant, la neige est bien leur gagne pain. Je ne veux être donneur de leçon. Moi j'ai posé ma voiture sur le parking habituel, et j'ai grimpé 35 mn à pied pour toucher la neige. J'ai posé les skis, j'ai chaussé. J'ai dressé mes cales de montée, et l'une est tombée. Le ressort avait été changé. Meidjo doit définitivement abandonner cette cale car les modifications se suivent, mais rien ne tient. La suite de la journée s'est déroulée sans accro, avec un bonus. J'avais le choix de mon sommet. Le plus haut était forcément le plus pentu. Sur la dernière rampe, trois personnes tracent au loin devant moi. Je les remercie, mais il y a eu une forme d'imprudence. Il a neigé ces derniers jours, sur une surface dure. Aucune accroche entre les deux couches. Comme ils étaient devant, comme ils traçaient, j'ai suivi. J'avoue ne pas avoir été très rassuré, de monter sous un gazex, des filets d'avalanche, le tout en mai, et une station fermée, sans Arva, car pourquoi en prendre un quand c'est béton armé ? Bref, la journée fut belle, les derniers virages d'une excellente qualité. Désormais je peux le dire, place à l'été.

 
 



 

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D'une saison à l'autre - par thobias le 11/04/2017 @ 21:17

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Comment passer de l'été à l'hiver, puis l'été … simple. Samedi, assis sur un ponton du lac d'Annecy, je n'ai pu m'empêcher d'aller me baigner. Oh, pas long, juste un plongeon, quelques brasses, et je suis ressorti, comme un besoin de me rafraîchir les idées. Dimanche matin, 8h, changement de décors, changement de saison, j'avais les skis aux pieds. Je me demandais quelle neige j'allais trouver, et surtout, combien de temps je devrais marcher avant de chausser. Il ne m'a pas fallu plus de cinq minutes pour poser les skis sur un manteau bien béton. Je suis reparti dans cette combe où l'année dernière j'avais déchaussé et perdu un ski. Cette fois-ci je me pensais plus à l'abri. Mes peaux taillées bord à bord, recouvrant les carres, me faisaient croire que j'étais en sécurité. Sauf qu'il s'agissait de peaux sans colle. Et elle ne colle pas plus de trente minutes. J'étais donc dans cette combe à 40° de pente, regardant à regret ces peaux qui allaient me lâcher. Et là, un telemarkeur descend. Chose rare je dois le dire car je n'en croise jamais. Un telemarkeur plutôt débutant, en norme 75, un ange du passé en somme, qui me dit : « il faut laver les peaux au savon ». Et il poursuit sa descente hasardeuse. J'ai surtout pris l'option « ski sur le sac » et j'ai tiré droit pendant un quart d'heure, sans crampon, le bout de mes chaussures qui mordaient à peine. Elle est belle la sécurité. Une fois au sommet, je me retourne et découvre que je suis suivi par un avion de chasse, un « collant pipette ». Il profite des marches que j'ai taillé. On discute un peu avant que je ne descende de l'autre côté de cette combe. Il regarde mes pieds et dit « oh, mais tu es en telemark », comme si c'était un handicap. Je soulève mon pied pour lui montrer que non, le ski ne pendouille pas. Que l'on peut faire des virages sautés, et surtout, choisir si oui ou non, on veut être en telemark. Car je dois le dire, ce jour là, je n'ai pas fait beaucoup de génuflexion. Des badolles, de la tôle, de la pente, j'ai seulement profité des conditions en bas de combe, légèrement décaillé. Je suis retourné à la voiture, j'ai enfilé un bermuda, voilà l'été.

  
 
 






 

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Silence, sans abstinence - par thobias le 29/03/2017 @ 21:03

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Cet hiver ne restera pas gravé dans nos mémoires. A moins qu'il ne soit qu'un prémisse de ce qui nous attend. De la neige ... un peu. Du soleil ... beaucoup. De la douceur … surement. De la frustration ...évidemment. J'ai réussi à sortir deux fois la semaine dernière. Comme un irréductible gaulois, je combats l'évidence, qui voudrait que nous rangions les skis, sortir les bermudas, le vélo, que nous passions mi-mars en mode Eté. Non, j'ai posé les skis et je suis monté en après-midi sur les pistes, par 13°. Difficile de parler plaisir, et pourtant, je ne regrettais pas mon choix. J'ai observé les gens qui skiaient, qui avait payé un forfait pour être là. J'ai surpris un échange, un mari qui râlait auprès de sa femme, lui répétant alors qu'elle s'éloignait en quelques virages « Ce n'est pas raisonnable ce que nous faisons là. La neige n'est pas bonne. Ce n'est pas raisonnable ». 13°, à 1600m d'altitude évidemment que la neige ne pouvait être bonne. Deux jours plus tard, j'étais en montagne. Le panorama était plus agréable. Quelques centimètres étaient tombés la veille. Jour de changement d'heure, j'ai eu la désagréable sensation d'arriver en même temps que tout le monde. Parking plein, j'ai vite fuit, mais je me suis senti cerné. Au-dessus, en dessous, des grappes de gens qui faisaient la même chose que moi. Un point positif, ces jours sont notre meilleure communication. Quelques virages telemarks, et les randonneurs cessent leur progression. Ils regardent. Nous devenons alors une star éphémère, alors autant soigner le geste. Question matos, je passe aujourd'hui à telemarshop. Yo me montre de nouvelles montures, des Faction par Candide Thovex. Et le prix aussi, alors je tousse. Je les prends, je regarde la souplesse du talon. Je reviens à côté sur le scott superguide. Sur le prix, je tousse moins. Pourquoi tant d'écart ? Y a-t-il de la révolution dans ces « Faction » ? De toute façon, pas certain qu'il ne reste un peu de blanc pour essayer tout cela.

  
 
 






 

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En début de saison, lorsque j'ai pris ces skis, je me suis de suite interrogé sur son talon. Mes skis suivaient jusqu'alors tous les mêmes côtes, 120 – 90 – 110, un standard déjà bien en place depuis 2007 avec le Pocket de Salomon. Le Blizzard Zéro G 85 est donc plus étroit (116-85-99). Son principal atout est sa légèreté. C'est un ski de rando mais qui a de très bons arguments sur piste, j'ai tout de suite aimé son caractère. J'ai rencontré tous les types de neiges. Son point faible tient justement dans ses lignes de côtes. Avec de grosse quantité, une neige un peu lourde, il a dû mal à s'imposer. Le skieur doit prendre le relais. Il est difficile de se reposer sur le Zéro G. Son talon est bien sa faiblesse. Il n'est pas rare si vous n'y prêtez gare, de vous faire « asseoir ». Sur une grosse « fente » il faut avoir suffisamment de cuisse, pour revenir à l'équilibre. Dimanche dernier les conditions étaient en revanche parfaites pour lui. Un fond dur, dix cm de neige fraîche, peu de traces, facile alors de descendre sans trop être sur ses gardes. En comparaison, le Scott Super Guide était mieux adapté au telemark. Mais en style alpin, ce Blizzard est une bonne réussite.

  
 
 






 

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Gabarit fixation telemark

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